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"J'Y SUIS J'Y RESTE"... au théâtre un de ces soirs...


C’est en 1950, que nait dans les têtes de Raymond Vincy et Jean Valmy la pièce « J’y suis J’y reste » cela sera d’ailleurs leur seule collaboration théâtrale. Elle verra le jour à Paris au théâtre du Gymnase. On n’y pense pas lorsque le brigadier de la 'Comédie Royale Claude Volter’ nous appelle au silence. Les plus anciens connaissent cette pièce, devenue un peu désuète, mais paradoxe oblige, ressuscite un ancien langage châtié et des manières drôles d’une époque. Cette pièce de boulevard a déjà été interprétée maintes fois avec succès. Elle a fait les beaux jours du 'théâtre des galeries' de Bruxelles avec des acteurs popularisés par la télévision balbutiante. Pour le plaisir de la souvenance, citons quelques noms : Christiane Lenain, Jean Hayet, Serge Michel, Claude Vignot, Robert Roanne. Elle fut diffusée à la télévision en France dans le cadre de l'émission « Au théâtre ce soir », pour la première fois en 1966 avec Jacques Morel dans le rôle du cardinal accompagné de Anne-Marie Carriere et Denise Grey… Donc, effectivement, cela ne date pas d’hier. La reprise de ‘J’y suis, J’y reste’ est une bonne idée de la 'Comédie royale Claude Volter' de Woluwe St Pierre. Très plaisant de  plonger dans un monde passé où tout était possible. Une incontournable qui sent bon la poudre de riz et pas la poudre d'escampette.  On y est et on y reste. L’intrigue, pleine de rebondissements, nous entraine dans le quotidien mouvementé d’une restauratrice des Halles qui, dix ans après s’être fait dérober ses papiers d’identité, découvre qu’une voleuse les a utilisés pour épouser un jeune baron. Décidée à rétablir la vérité, elle s’invite au manoir familial et sème le trouble chez le baron et sa diablesse et intrigante tante (une comtesse très attachée aux convenances). Une comédie dans laquelle s'assemblent les incidents aussi artificiels les uns que les autres. La cohabitation d'aristocrates imbus de leur classe et des bistrotiers parigots fait recette. Le langage argotique tourne à la démonstration et la trivialité heurte le baron et sa comtesse de tante. Mais c’est sans compter l’intervention d’un cardinal qui dénouera habilement cette situation rocambolesque. Un Michel de Warzé dans le rôle du prélat à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession. De très limpides et courts quiproquos se font jour grâce à la bêtise et à l'incompréhension des personnages sans lesquelles le sujet s'effondre. Cette pièce fit aussi l’objet à l'époque d'un film assez médiocre. Ce qui n’est pas le cas de la troupe loufoque de 'la comédie Claude Volter' à qui on doit adjoindre maintenant 'royale'. Stéphanie Moriau, la nénette parigote une fois de plus excellente est adroitement servie par de petits camarades de scène qui ne déméritent en rien que du contraire. Faire du neuf avec du vieux, et surtout plaire n'est point chose aisée. Bravo et merci à Danielle Fire, Ambre Grimmiaux, Arnaud Van Parys, Bernard d’Oultremont, Xavier Percy pour vos jeux ! Dans vos bouches la gouaille passent merveilleusement !

  


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