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"JACQUES BREL COULEURS MAROC"

Dernière mise à jour : 31 déc. 2023

LIVRE REPORTAGE SUR BREL ET LE MAROC

Signé Hervé Meillon & Sophie Descamps

Distribution : M, la suite éditions / Amazon


   Jacques Brel était un amoureux de la vie. Il est incontestable qu'il a adoré le Maroc. C'est d'ailleurs son pote JOJO que le lui fera découvrir lors des tournées Jacques Canetti. Avant même d'être célèbre, ce pays était son choix pour les vacances en couple avec Miche, son épouse. C'est sur les routes du Maroc que l'inspiration est venue lui insuffler l'idée de cette valse endiablée qui allait devenir son premier immense succès, "La valse à mille temps". Il y avait eu une autre idée de chanson.

Dans un de ses cahiers d'écriture, parmi les brouillons de quelques textes en préparation, il avait collé un mot, "Mohamedia". Manifestement, il a envisagé d'écrire une chanson sur ce lieu marocain. Il n'est pas allé plus loin  cette première  idée a certainement évolué plus tard pour devenir "Amsterdam".  Jacques Brel n'a  certainement jamais envisagé de se convertir à l'Islam. Brel parlait et aimait épouser la vie d’autrui.

Mais cela importe peu ! Ce qui compte, c'est qu'au Maroc, certains ont vraiment cru que Brel l'a désiré à un moment de sa vie. Il n'est d'ailleurs absolument pas exclu que ce soit lui qui le leur ait dit. Brel était un pratiquant autodéclaré de ce type de petits mensonges. C'était pour faire plaisir...

Mais, élevé dans le catholicisme de grand-papa, Jacques Brel a décidé un jour que Dieu n'existait pas. Cela dit, il gardait, sur la question, des doutes gros comme la Voie lactée.

   En Belgique et en France, dès qu'il croisait un prêtre, il adorait se lancer avec lui dans des discussions interminables. Pareil aux Marquises, avec les religieuses. On ne peut pas imaginer qu'au Maroc, Brel n'ait pas eu la même tentation lorsqu'il croisait des imams ou des professeurs de religion islamique. On ne peut pas imaginer qu'il n'y apportait pas la même passion. Peut-être, certains, parmi ses interlocuteurs, ont pensé qu'il était proche de la conversion. Ce n'était peut-être que de l'enthousiasme !

"Jacques Brel Couleurs Maroc" n'est pas un livre biographique sur Jacques Brel (ce que les auteurs d’ailleurs ne revendiquent pas). C'est un ouvrage où on lit l'âme du Maroc, dans les mots d'une série de témoins qui ont Brel pour point commun.

Des Marocains qui ont bien connu Jacques Brel ; d'autres qui l'ont à peine approché, mais qui ont ressenti leur rencontre comme un privilège ; d’autres encore qui ont simplement adoré son œuvre et quelques-uns – des artistes – qui ont interprété ses chansons. Ils l'ont aimé comme on aime quand on est Marocain.

On se rend compte, en lisant ce livre, que c'est aimer autrement que si on est Belge ou Français. Une question de culture, une question d'hospitalité, une question de soleil.

   Brel a sans doute croisé aussi des 'Madame André' sur les routes de ses tournées françaises et c’est à ‘Mohammedia’ que les liens se sont véritablement créés avec celle de la chanson ‘Jeff’. Chose originale dans le livre , on y découvre le vrai nom de la Madame Claude du ‘Sphinx’ lieu de plaisir que Brel aimait à fréquenter.

Dans ce port marocain situé à quelques encablures de Casablanca, il est extraordinaire d’y rencontrer Camille Biver celui qui fit débuter Brel dans son cabaret à Bruxelles… L'homme y est d’ailleurs enterré. C’est donc un réel plaisir d’y lire des anecdotes que personne n’avait signalées.

Certains souvenirs apparaissent être exacts puisque rapportés par ceux que le 'Grand Jacques' a certainement rencontrés au pays. Mais la mémoire parfois s'arrange avec la réalité. Il a eu certainement la soif de tout savoir sur l'Islam, mais il restait sur sa conviction que, dans le ciel qui n'existe pas, les anges feront un paradis pour les croyants. Mais tout cela est accessoire. L'important, c'est qu'au Maroc, des Marocains généralement issus de la culture  aient eu le sentiment que Brel était un frère, qu'il était presque l'un des leurs, goutant pleinement à la générosité  marocaine. Certains témoignages restent succulents et Hervé Meillon et Sophie Descamps précisent leurs sources parmi celles qui sont citées dans de précédents ouvrages comme celui de Olivier Tood restant le seul à en avoir vraiment parlé à l’époque ou Miche Brel lui a demandé d’écrire un livre sur son mari. Meillon d’ailleurs reprend des extraits de courrier échangés avec Miche.Tous les témoignages du livre ont été enregistrés et filmés. Les photos illustrant l’ouvrage sont extraites d’un documentaire qui ne verra jamais le jour, les droits de diffusion des chansons étant trop élevés… cependant, des moments du tournage sont repris sur ‘you tube’.

Ce livre restera précieux aux amateurs de Brel et  en plus amoureux du Maroc comme le fut Brel.

Un travail de recherche qui fait honneur aux auteurs avec des moments remplis de tendresse et d’humour. Livre qui charmera les amoureux de Brel, l’homme et le chanteur.




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