LES SAPINS NUS DANS LA RUE
- 17 janv.
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Ils sont là, au bord des rues, comme des jouets oubliés.
Les sapins de Noël attendent, penchés, maigres, presque nus.
Il y a peu, ils étaient des rois dans les salons chauds.
Ils portaient les lumières, les rires, les promesses.
Maintenant ils tremblent près des poubelles, dans le froid gris et la pluie.
Le vent leur vole leurs dernières aiguilles.
Les enfants les regardent en allant à l’école, en silence.
Certains reconnaissent le leur, et détournent un peu les yeux.
Ils se demandent pourquoi on jette ce qui était si beau.
Pourquoi la fête finit toujours par tomber par terre.
Le temps passe, il enlève les guirlandes et les miracles.
Il ne reste que l’odeur de pin et un souvenir de lumière.
Les sapins piquent encore, comme s’ils voulaient rester vivants.
Ils meurent doucement sur le trottoir de janvier.
Et les enfants apprennent, sans qu’on le leur dise, que tout passe , que tout lasse


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