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DOSSIER PRÉSENTATION LIVRE
« J’ai encore beaucoup de gens à aimer »
La voix des mots de ce récit littéraire est une vérité qui murmure que rien n’est immuable.
Je m’appelle Hervé Meillon. Mon nom ne vous dira peut-être rien et pourtant je suis un personnage médiatique en Belgique. Je suis un homme de radio, télévision avec une certaine notoriété sur RTL Belgium. J’habite Bruxelles. Je suis né en France dans la région entre Lyon et Valence.
Connu à la radio pour des interviews franchises et à la télévision pour des émissions mutines. Ma vie professionnelle a toujours été de faire parler les autres pour mieux les comprendre.
Un jour, tout à chavirer me faisant perdre mon oxygène. Le « on » s’est brusquement muté en « off ».
Moi, l’homme public me voilà confronté à ma propre finitude. Me voilà à bout de souffle.
Je suis aujourd’hui un arroseur arrosé.
Les récits sur le cancer sont nombreux, mais ceux qui abordent le cancer du pancréas restent rares. Il est l’un des plus redoutés, souvent associé à une issue fatale. Il confronte directement à la peur de mourir.
Dans mon livre « J’ai encore beaucoup de gens à aimer », je prends ce risque : raconter sans détour la traversée d’une maladie lourde, l’opération de Whipple, la chimiothérapie FOLFIRINOX, les effets secondaires, l’angoisse des résultats, l’incertitude permanente…
Ce livre n’est pas un manuel médical. C’est un compagnon. Un endroit où j’ai déposé nos craintes, nos questions, nos faiblesses et où j’essaie d’apporter un peu de lumière malgré cette morosité qu’est la maladie. Ce n’est pas un livre sur la mort. C’est un livre sur la vie quand elle vacille. Sur ce qui tient debout malgré tout : l’amour, l’humour, les proches, la solidarité humaine, le désir de continuer.
Si j’écris ce livre, c’est pour tendre la main à ceux qui passent par les mêmes étapes, les mêmes vertiges, les mêmes nuits sans sommeil. Pour dire aux autres que l’angoisse n’est pas honteuse, qu’elle fait partie du voyage. Dans mon cas, je ne peux nier que la peur de la mort a été une frayeur permanente. La force n’est pas seulement de vaincre, mais de tenir debout quand tout tremble.
Face au cancer menaçant du pancréas, il existe une raison d’espérer : il reste toujours quelqu’un à aimer. Ce livre n’est pas un récit sombre : c’est un livre de vie. Au-delà de la maladie, j’essaie de parler à chacun : de la fragilité, de la résilience, du temps qui reste, et le désir intact d’aimer.
Aujourd’hui, le « on » est réapparu et j’espère encore pour longtemps.
Hervé Meillon




